Donald Duck

Donald Duck est un personnage de fiction développé, entre autres, par l'animateur Dick Lundy en 1934 pour le compte des studios Disney.



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  • ... Donald Duck est un personnage de cartoon de la Walt Disney Company.... À la fin de l'histoire, la poule donne une bonne leçon aux deux... (source : fr.wikimini)
  • Donald Duck est né, le 14 mars 1934, sous les traits du crayon du dessinateur... Donald Duck. Histoire et filmographie du canard. http ://corinne. free. fr... (source : 123people)
Donald Duck
Personnage Disney
Marque déposée de Donald Duck
Marque déposée de Donald Duck

Espèce canard anthropomorphe
Sexe masculin
Conjoint (e) /Fiancé (e) Daisy Duck
Parents Hortense Picsou & Rodolphe Duck
1re apparition
dans
9 juin 1934
Une petite poule avisée
Univers Disney Mickey Mouse, Donald Duck
Lieu de résidence Donaldville
Caractère bon, colérique
Alias Fantomiald, Powerduck
(Paperinik en VO)

Donald Duck est un personnage de fiction développé, entre autres, par l'animateur Dick Lundy[1] en 1934 pour le compte des studios Disney. Sa première apparition au cinéma a lieu le 9 juin 1934 sous la forme d'un canard en costume de marin, dans le film Une petite poule avisée[2] (The Wise Little Hen).

Au début de sa carrière cinématographique, ce canard grincheux et colérique sert de contrepoint au caractère progressivement plus posé de Mickey Mouse. Il devient rapidement héros de sa propre série de dessins animés. Dans la bande dessinée, il s'entoure rapidement d'un nombre important de personnages nouveaux et d'un univers propre à lui, sous la plume de grands scénaristes-dessinateurs américains, tels que Al Taliaferro puis Carl Barks. L'importance du personnage lui-même s'efface légèrement devant les nombreux autres personnages créés dans l'univers des canards de Disney, tel son oncle Balthazar Picsou.

Donald a presque complètement disparu du monde cinématographique. Dans le monde de l'édition, il reste particulièrement populaire dans les pays scandinaves et d'Europe du Nord, où il l'est même davantage que Mickey Mouse, ainsi qu'en Italie. En Suède, il est le plus populaire des personnages Disney et possède son propre magazine qui a été publié en 2001 à plus de 400 000 exemplaires[3]. A contrario, c'est Picsou et non Donald, qui possède une publication à son nom en France (Picsou Magazine). Les histoires de Donald sont quand même publiées dans ces magazines ou ceux de Mickey. Malgré cette relative absence du devant de la scène, Donald reste particulièrement présent dans les produits dérivés de l'univers Disney.

Le nom complet de Donald en anglais, «Donald Fauntleroy Duck», figure sur son avis de mobilisation dans un dessin animé de 1941 quand les États-Unis entrent en guerre et est repris dans quelques bandes dessinées.

Topiaire de Donald à Orlando (mai 2005)

Historique

Les animateurs et dessinateurs des studios Disney ont créé plusieurs personnages autour de leur souris-vedette Mickey Mouse. La majorité des amis de Mickey sont en premier lieu issus des animaux de la ferme. On retrouve ainsi une vache, Clarabelle Cow et un cheval, Horace Horsecollar. Le canard n'avait pas toujours été créé.

En 1931, un canard appelé «Donald Duck» est cité parmi les amis de la souris dans Mickey's'Hoozoo'Witswitch, And Wotswot[4], un poème contenu dans un ouvrage de la série The Adventures of Mickey Mouse[5], [6] publié par David McKay de New York[7]. Cette histoire a été republiée en 1932 à Londres et illustrée par Wilfred Haughton, sous la forme des premières versions des Mickey Mouse Annual[4]. Elle sert à voir dans l'angle inférieur gauche un canard aux ailes courtes, vêtu d'un short comparable à celui de Mickey, à la tête noire et découverte[8]. Il ne ressemble pas vraiment à ce qu'il sera quelques années plus tard[9].

Naissance d'une voix
Étoile de Donald sur le Walk of Fame, à Hollywood

La création de Donald Duck doit énormément à l'évolution de la carrière de Clarence Nash, alors «vendeur de lait» (présentateur de publicité) pour l'Adohr Milk Company[10]. Il avait réalisé les bruitages de chevaux tirant le wagon de lait dans une publicité[10]. En 1933, il décide de déposer ce film publicitaire aux Studios de Disney comme CV[11]. Il auditionne ensuite pour des sons d'animaux. Lors d'une prise de son pour un chevreau dans Marie a un petit agneau, Walt Disney aurait trouvé la voix pour son «canard parlant»[6], [11].

En décembre 1933, Clarence Nash signe un contrat avec les studios Disney pour faire la voix d'un personnage alors à créer[11]. Nash a donné sa voix en version originale au canard de 1934 à 1983[12], ce qui l'a fait surnommer Ducky Nash[13] ; mais il a aussi participé à la définition de son caractère[11], le processus de production des films Disney intégrant les dialogues dès les premières phases de création[14].

Un canard de dessin animé

La première apparition officielle de Donald Duck a lieu dans le film d'animation Une petite poule avisée le 9 juin 1934, dans lequel il tient le rôle d'un canard paresseux qu'une mère poule va mettre sur le chemin du travail. Ce film est une Silly Symphony et non un Mickey Mouse. Loin d'avoir le premier rôle, il était plutôt le comparse infortuné de la saga d'origine. Dès cette aventure, il est habillé en costume de marin : pour Disney, le canard rappelle l'eau, par conséquent la marine. Cette histoire est publiée sous forme de strips dominicaux aux États-Unis de septembre à décembre 1934[15], puis en France dans le Journal de Mickey d'avril à août 1935 et sous forme de livre aux États-Unis en 1935.

Graphiquement parlant, Donald Duck est né selon Flora O'Brien sous les crayons d'Art Babbitt, Dick Huemer et Dick Lundy, les animateurs d'Une petite poule avisée mais c'est ce dernier qui le reprend et le développe dans Le Gala des orphelins (11 août 1934), les deux autres animateurs ayant été positionnés sur d'autres productions[1]. Pour Russel Merritt et JB Kaufman[16], Dick Lundy n'a pas participé à Une petite poule avisée. C'est pour cette raison que John Grant n'indique que Babbitt et Huemer comme les deux premiers animateurs de Donald[6].

Pour Merritt et Kaufman, Art Babbitt et Dick Huemer ont réalisé les premières séquences avec Donald, Babbitt la scène de danse et Huemer la séquence finale. Mais elles ont été en partie coupées au montage et la scène de danse a été retravaillée par Frenchy de Trémaudan. Quoi qu'il en soit dans Le Gala des orphelins, l'animateur Dick Lundy donne à Donald des traits plus anguleux (par exemple le bec), un corps plus grossier, des pieds plus grands et en particulier des bras anthropomorphes, non plus des ailes.

Dans le Gala des Orphelins, dirigé par Burt Gillett, Donald commence une carrière de second rôle aux côtés de Mickey. Il est mis en situation parmi d'autres personnages devant divertir des orphelins. Son numéro est de lire un poème. Mais il a déjà du mal à le déclamer, il est interrompu régulièrement par les enfants qui ne le comprennent pas et le corrigent. Tout cela l'exaspère et le pousse à des accès de colères : signe désormais caractéristique du personnage dans les films suivants. Le poème n'est pas n'importe lequel, c'est Marie a un petit agneau, un clin d'œil à la première séance de Clarence Nash[6]. À la fin du spectacle, il tente de déclamer un autre poème, Little Boy Blue, mais les enfants l'attaquent ce qui provoque sa colère et une crise de furie. Ce caractère volcanique, apparu ici légèrement par vengeance, lui sera ensuite associé pendant toute sa carrière, exception faite d'un ou deux films[6].

1935 : La bande dessinée, un trio et le père spirituel

Donald a fait ses débuts en bandes dessinées dès 1934 dans la version papier de la Silly Symphony Une petite poule avisée. Cet épisode, dessiné par Ted Oslimite et Al Taliaferro, a été publié dans les bandes dessinées dominicales entre le 16 septembre et le 16 décembre 1934[15].

Mais c'est en 1935 que naît réellement le personnage de Donald Duck avec un ouvrage qui lui est directement dédié : une bande dessinée de 14 pages publiée par Whitmann[7]. Peu après, Al Taliaferro dessine des comics strips de Donald dans les journaux. Dès le 10 février 1935, Ted Oslimite et Floyd Gottfredson, intègrent Donald aux histoires dominicales de Mickey, ce sont des petits gags qui tiennent en trois ou quatre cases se suivant sur de longues périodes. Il apparaît à partir du 4 mars dans l'histoire quotidienne Mickey journaliste[17].

Ce n'est qu'à la fin des années 1930, que les auteurs-dessinateurs américains et italiens de Disney se lancent dans des histoires longues de Donald Duck[18].

Le trio Mickey-Donald-Dingo

Au cinéma, Donald apparaît ensuite dans plusieurs dessins animés, comme second rôle râleur aux côtés de Mickey. Le premier court métrage de l'année est La Fanfare. John Grant indique qu'il poursuit ici ce qu'il avait commencé dans Le Gala des orphelins : le «vol du rôle vedette»[19]. Il cite pour étayer son propos Helen G Thompson, une journaliste du magazine britannique The Stage [19], peu avare d'éloges :

«... Au début du Gala des Orphelins [une erreur], il embarque la maison, avec les briques, les plantes en pot et les autres dépendances.... Il a été dit que personne avait été aussi captivant depuis Ben Turpin. Personne n'avait été dégonfler avec une telle finalité depuis que le rouleau compresseur avait aplati le petit Fido[20] Sa persistance était comparable à celle de Jean Valjean dans Les Misérables».

Dans le script d'origine Donald aurait du jouer un saxophoniste mais Walt en décida autrement [21]. Autre élément, Donald se retrouve ici au prise avec une abeille, fait qui se reproduira 7 fois entre 1948 et 1952[22].

Donald commence à apparaître dans d'autres films de la série des Mickey Mouse présentant ensemble Mickey, Dingo, Minnie et Pluto. Dans Mickey's Service Station (16 mars 1935), Donald entame un trio avec Dingo et Mickey. Ce trio sera présent dans la majorité des courts-métrages réalisés par Ben Sharpsteen entre 1935 et 1938.

Ce trio est présent dans de nombreux courts-métrages et permet aux scénaristes et animateurs de présenter de nombreuses scènes comiques. Ces courts-métrages sont fréquemment désignés comme des classiques de l'animation, comme le rappelle Leonard Maltin[23]. Cependant en y regardant qui plus est près, la majorité des gags ne sont centrés que sur l'un des personnages. Le dessin animé se résume alors à la succession de gags, fréquemment spécifique à chaque personnage à cause de leurs caractères et leurs caractéristiques physiques (Dingo est naïf et simple d'esprit mais c'est ce qui le rend attachant et amusant, Donald est colérique et peureux mais il est bon, Mickey est petit mais courageux) dans un environnement donné.

En 2004, le trio figure dans leur premier long métrage, Mickey, Donald, Dingo : Les 3 Mousquetaires.

Après 1938, les trois personnages apparaissent plutôt en solo et sont les stars de leurs propres séries et ce essentiellement en raison du manque de possibilités pour concevoir des histoires avec Mickey Mouse, son caractère étant devenu trop strict pour lui faire faire des bêtises. Comme signe de cet état de fait, en juin 1938, le court-métrage Trappeurs arctiques ne présente que Donald et Dingo, en duo.

Arrivée du «père spirituel» : Carl Barks

En 1935, un nouveau dessinateur est engagé par les studios Disney, il s'appelle Carl Barks. Il travaille sur des courts-métrages et , comme tous ses collègues, il participe aux créations de gags pour les films en préparation. Il imagine six mois plus tard le fameux gag de Donald et du fauteuil de barbier, et empoche une prime de 50 pour cela[21]. Walt Disney incite Barks à entrer dans le groupe de scénaristes ainsi qu'à travailler sur Donald Duck, ce fait marque en quelque sorte l'apparition de l'univers des canards de Disney[21].

La première animation de Barks scénariste est Inventions modernes (1937 avec Jack King) et qui intègre le gag du fauteuil [21].

Le gag du fauteuil de barbier présente Donald découvrant un fauteuil de barbier robotisé. Il met une pièce attachée au bout d'un fil[24] dans la machine qui commence alors sa coupe. En se levant la machine met Donald la tête en bas. La partie supérieure du robot débute alors à coiffer l'arrière-train du canard, alors que l'inférieure cire son bec. Donald se retrouve alors avec le visage noir et poli et avec une raie sur les fesses.

Cette séquence, à une époque où le métier de barbier était toujours assez populaire, rendit les spectateurs hystériques de rire, en présentant des scènes jamais osées dans les films comiques[21].

Jusqu'en 1941, Carl Barks travaille sur les dessins animés avec Jack King et Jack Hannah. Mais, avec la Deuxième Guerre mondiale, Donald fait partie des héros de fiction mobilisés pour la propagande de guerre, tandis que Barks préfère l'humour et les gags. Fin 1942, Barks démissionne de Disney mais poursuivra sa carrière avec le canard.

Embauché par Western Publishing de 1942 à 1967, il va dessiner des aventures de Donald en bandes dessinées, développant tout son univers, devenant principal dessinateur sur Donald et créant de nombreux personnages en plus de ceux découverts après 1942. Énormément des personnages les plus célèbres sont de Barks comme Picsou, Gontran Bonheur, Les Rapetou, Géo Trouvetou, Miss Tick, Archibald Gripsou, Crésus Flairsou... et donne aux personnages une ville : Donaldville (Duckburg, la ville des canards dans la version originale). Barks est ainsi devenu l'être humain le plus influent de l'univers des canards de Disney. La vision de cet univers, qu'il développe dans ses histoires, sert de fréquemment de repère à l'ensemble des autres créateurs de séries présentant Donald, contemporains de Barks ou non.

Pour son influence voir la section dédiée.

1936 : début de la gloire

L'année 1936 marque le début de la carrière solo de Donald Duck.

Côté bande dessinée, Donald domine la production des strips des Silly Symphonies entre le 30 août 1936 et le 12 décembre 1937. Durant cette période, les histoires sont rédigées par Ted Oslimite et dessinées par Al Taliaferro, mais des études de leurs travaux montrent que Taliaferro participait aussi aux scénarios. L'importance est telle qu'il est alors envisagé de faire de Donald un personnage indépendant des Silly Symphonies.

Cette dissociation intervient cependant en premier lieu dans l'animation. Le 12 septembre 1936, dans le court-métrage Donald et Pluto de la série Mickey Mouse, Donald obtient un premier rôle aux côtés du chien de Mickey, la souris n'apparaissant pas. Ce film marque le début de la carrière solo de Donald, qui naîtra quelques mois plus tard au début 1937.

1937-1941 : les séries Donald Duck et la famille

L'année 1937 est un grand tournant dans l'histoire de Donald, comme le sera aussi l'année 1947, de nombreuses nouveautés interviennent autour du canard colérique. Dans un premier temps Donald obtient sa propre série de dessins animés, suivie peu après par ses propres bandes dessinées. Cette période voit aussi sa vie changée avec la naissance d'une famille et de nouveaux traits de caractères. Voir pour ce dernier point la section consacrée à l'analyse du caractère du personnage.

La série animée Donald Duck

En 1937, Donald commence sa propre série de court-métrages avec Don Donald sorti le 9 janvier avec au scénario Carl Barks et Jack Hannah.

Dans ce film, le spectateur découvre le personnage sujet de l'ensemble des amours de Donald. La cane ne se nomme pas toujours Daisy, mais Donna[21]. Cette période est particulièrement chargée pour l'«acteur Donald» qui, en plus de sa propre série, est présent dans plusieurs films de la série des Mickey Mouse au sein du trio Mickey-Donald-Dingo, entame la série Dingo et Donald, et se voit attribuer une fiancée caractérielle et une grande famille.

De plus cette même année, le film Inventions modernes est remarquable par le fait que Donald est l'unique héros. À la fin du court métrage Donald est "emprisonné" dans un fauteuil de barbier mécanique, le gag de Carl Barks (Cf ci-avant). Nash associe le succès hilarant du film à une anecdote : «Au Canada, un homme riait tellement qu'il aurait perdu son dentier dans le cinéma, derrière lui»[21].

En parallèle les productions de Disney changent aussi. On peut noter l'arrêt des Silly Symphonies, le ralentissement des Mickey Mouse par manque de possibilités scénaristiques mais également un redéploiement, voulu par Walt, des animateurs en équipes scindées spécialisées sur des personnages[25]. Cette répartition en plus d'être financièrement plus économique permet aussi une meilleur qualité sur chaque personnage, Donald est ainsi confié à Jack Hannah et Jack King, Pluto par Norman Ferguson et Nick Nichols, Mickey par Bill Roberts et Riley Thomson tandis Jack Kinney prend en charge Dingo[25].

Le duo Barks-Hannah réalisera les scénari de 27 dessins animés entre 1937 et 1947, l'âge d'or de Donald, et la majorité sous la direction de Jack King[1].

À cette époque, Donald est parvenu à une apparence «moderne», essentiellement plus ronde, comme Mickey Mouse avait pu le faire dans les années 1930 sous l'impulsion de David Hand et aussi à partir de 1939 avec celle de Franklin Thomas et Ollie Johnston.

Donald dans ses propres bandes dessinées

Le 7 février 1937, Donald apparaît dans son propre strip au sein d'un journal quotidien. Ces histoires sont dessinées par Al Taliaferro, selon un scénario de Bob Karp[26].

Le 15 mai 1937, Donald intervient pour la première fois dans une histoire particulièrement taillée pour un journal à séries. L'histoire fut publiée par l'entreprise anglaise Fleetway et s'intitulait «Donald et Donna»[27].

Dans leurs histoires, le duo Oslimite-Taliaferro transforme Donald de campagnard en citadin. Ils insérèrent même les premiers membres de la famille des canards : ses neveux Riri, Fifi et Loulou, qui débutèrent le 17 octobre 1937. Ce sont les triplés, fils de Della, la sœur de Donald. Ils sont envoyés à Donald pour qu'il s'occupe d'eux au cours du séjour à l'hôpital du père des triplés, qui lui doit se remette de leurs dernières frasques. Donald devient alors une sorte de père adoptif.

Fin 1937, Disney a octroyé les droits de production de série à la maison italienne Mondadori. La série de Federico Pedrocchi s'intitulant Paolino Paperino e il Mistero di Marte est alors publiée entre le 30 décembre 1937 et le 28 avril 1938. Dans cette histoire, Donald et son compère d'Une petite poule avisée Peter Pig vont sur Mars[28], [29]. L'histoire est publiée d'une façon hebdomadaire sur 18 mois. Ceci forme la première série de longue durée avec Donald et , à la différence des comic-strip de Taliaferro, la première série d'aventures avec Donald. Lorsque Il Misterio di Marte s'arrêta, une nouvelle série est lancée Paolino Paperino inviato speciale qui dure alors 30 semaines. Cette histoire d'espionnage, inédite en France a depuis été rééditée en suédois en 1988 dans Ma vie comme canard (Mitt liv som anka), sous le titre Donald dans l'incendie (Kalle Anka i elden).

Les débuts de Donald aux États-Unis dans les séries journalistiques ont quant à eux attendu toujours quelques années.

Les canards, une grande famille

À l'instar de Mickey avec Minnie, Donald est pourvu d'une «fiancée». Mais au contraire de Mickey qui a toujours connu Minnie, la première fiancée de Donald ne sera pas la bonne. Une cane appelée Donna Duck apparaît en janvier 1937 dans Don Donald. Ce fait en partie anodin marque le début d'une importante histoire familiale quelquefois inextricable. La fiancée de Donald, Donna Duck sera «définitivement (re-) baptisée» Daisy Duck en 1940 dans L'Entreprenant M. Duck (Mr. Duck Steps Out). Mais ce n'est pas la fin de Donna. Carl Barks en 1953 la transforme en sœur de Daisy et lui donne trois filles, Lili, Lulu et Zizi.

En bande dessinée, Donald se voit confier trois neveux fin 1937, Riri, Fifi et Loulou, fils de sa sœur Della Duck, mariée selon Don Rosa au frère de Daisy. Dès le 15 avril 1938, ces «chenapans» apparaissent dans le court-métrage Les Neveux de Donald. Daisy et les trois neveux débutent alors à prendre une part plus importante dans la vie de Donald[21].

En 1939, Donald est confronté aux peurs des superstitions dans Donald le chanceux[21]. Il est ensuite gratifié d'un cousin un jars appelé Gus Glouton dans le court métrage au nom particulièrement explicite Le Cousin de Donald.

En 1940, Al Taliaferro représente dans un strip hebdomadaire sur une photo, la grand-mère de Donald, simplement surnommée Grand-Mère Donald, officiellement appelée Elvire Duck né Écoutum. Elle deviendra un personnage à part entière en 1943 et sera rejointe dans sa ferme par Gus Glouton, son petit-neveu.

John Grant présente Donald cuistot (1941) comme un chef d'œuvre de Jack King, alors au sommet de sa gloire, à cause de sa simplicité et de son coté particulièrement hilarant[30].

1942-1944 : Donald, héros de guerre

Durant la Deuxième Guerre mondiale, le public cherchait des personnages plus volontaires, plus forts, quelquefois brutaux. Alors que des personnages comme Minnie participent à l'effort de guerre depuis le «pays», Walt Disney n'accepte pas de transformer Mickey en un personnage de propagande, et de l'envoyer au front. Mais ce ne sera pas le cas de Donald, tout au contraire. Ce n'est pas par hasard si la popularité de personnages comme Bugs Bunny ou Donald monta en flèche. Le canard après avoir lutté contre de nombreux animaux et végétaux, semble prêt pour d'autres combats[21].

Avant 1941, Donald apparaît dans à peu près 50 films mais après cette date et jusqu'en 1965, c'est plus d'une centaine de films qui comprennent le personnage. Alors que la production des Mickey Mouse est stoppée de 1942 à 1947, celle de la série Donald Duck se fait à un rythme de 7 à 10 films par an jusqu'en 1955. En 1949, la popularité de Donald avait même dépassé celle de Mickey.

Certains dessins animés de Donald servent à la propagande de guerre : Donald devient ainsi soldat et vit l'enrôlement, les combats dans la jungle. Sa première confrontation à la guerre se fait dans Donald bénévole (The Volunteer Worker, septembre 1940). Donald fait partie des bénévoles donnant à une œuvre caritative pour le soutien aux soldats.

Dans The New Spirit (1942), Donald est sollicité pour payer ses impôts. Le film montrant les conséquences de ne payer à temps les taxes. Pour Grant, l'effet du film sur la population américaine n'a jamais été calculé, «particulièrement sur les payeurs récalcitrants mais il est connu que le film a eu un rôle particulièrement significatif»[21]. Les séquences avec Donald ont été dirigée par Wilfred Jackson et celle militaire par Ben Sharpsteen[21]. Les studios Disney ont eu du mal à se faire payer par l'état américain, commanditaire du film, les 80 000 de frais de production[21].

Le 1er mai 1942 dans Donald à l'armée (Donald Gets Drafted) , Donald reçoit son avis d'incorporation[31] et se voit engagé sous les drapeaux, rattaché au sergent Pat Hibulaire. Le film Donald's Decision (1942) voulait faire acheter des bons canadiens mais il montre clairement que les studios Disney réutilisaient des séquences pour diminuer les coûts[21]. Le film reprend en grande partie des séquences de L'Ange gardien de Donald (1938) dont les deux consciences de Donald.

Fin 1942, Carl Barks décide de démissionner des studios Disney pour travailler directement avec l'éditeur des histoires de Donald, Western Publishing.

Dans Der Fuehrer's Face (1943) dirigé par Jack Kinney, il rêve qu'il est un travailleur dans une fabrique de munitions au pays des «Nutzi[32]» (l'Allemagne nazie) [33] :

Pour Donald l'ouvrier, c'en est trop. Il est frappé d'une dépression nerveuse et débute des hallucinations sur des missiles qui font des choses complètement folles. Puis il se réveille et réalise que c'était un rêve. Il est vêtu d'un pyjama orné de motifs identiques à ceux du drapeau américain.

Ce film se termine par la naissance en ombre de la Statue de la liberté[34]. Ce film gagna l'Oscar du meilleur court-métrage animé la même année[33].
La chanson jouée au début du film composée par Oliver Wallace, jouée au début du film par le groupe nazi devint particulièrement populaire[34], [33] et avait même été diffusée à la radio avant la sortie du film[35].

Dans The Spirit of'43, Donald est tiraillé entre deux facettes de sa personnalité : le zazou qui le pousse à dépenser son argent en futilités et l'économe, représenté par un écossais préfigurant Balthazar Picsou, qui l'incite à payer ses impôts pour soutenir l'effort de guerre[36].

Le dernier film lié à une carrière militaire pour Donald est Commando Duck (1944).

Films militaires de Donald Duck
Titre Date de sortie Commentaire
Donald à l'armée (Donald Gets Drafted) 1er mai 1942 Réception de l'avis d'incorporation.
Donald se camoufle (The Vanishing private) 25 septembre 1942 Donald est peintre en camouflage mais utilise une peinture faisant disparaître.
Donald parachutiste (Sky Trooper) 6 novembre 1942 Donald est dans une base aérienne, pour un entraînement de parachutiste
Der Fuehrer's Face 1er janvier 1943 Cauchemar sur l'endoctrinement nazi.
The Spirit of'43 7 janvier 1943 Mésaventures avec les percepteurs des impôts récoltant les taxes d'efforts de guerre
Fall Out, Fall In 23 avril 1943 Donald exécute une longue marche d'entraînement.
The Old Army Game 5 novembre 1943 Donald tente de s'offrir une permission en se cachant.
Home Defense 26 novembre 1943 Donald et ses neveux se chamaillent sous la forme d'une attaque aérienne.
Commando Duck 2 juin 1944 Donald doit détruire une base aérienne japonaise.

Cependant ce ne sont pas les seuls films de l'époque. Le caractère râleur et impulsif du canard offre aux animateurs de nombreuses possibilités de le voir contrarié et de faire rire le spectateur.

1947-1949 : la période selon-guerre

Après la Seconde guerre mondiale l'univers de Donald ne cesse de s'étendre. Les publications à l'mondial font grandir le nombre d'histoires et celui des personnages.

En 1947 dans Donald chez les écureuils, Jack Hannah confronte Donald avec les écureuils Tic et Tac qui avaient déjà ennuyé Pluto en 1943 dans Private Pluto. Dans Le Dilemme de Donald, Jack King «parodie la psychanalyse» et «donne aussi à Daisy la possibilité de jouer les vedettes»[30]. Pour Grant, cette période est marquée de la patte de Jack King qui «associe une progression quasi-logique des événements à une certaine irréalité, autorise de nombreux courts métrages de plaire au public»[30]. King prouve que quelquefois dans l'animation, «en fonction du contexte, la plus mauvaise blague peut être la plus drôle»[30].

Un autre fait important de l'année 1947 est la création par Carl Barks de l'oncle Balthazar Picsou qui amène ensuite la création d'un énorme arbre généalogique, d'une ribambelle de personnages. On peut aussi noter en 1948 la création de Gontran Bonheur.

En 1948, le groupe danois Egmont (à l'époque «Gutenberghus») publie en Suède Kalle Anka & C :o. Ces magazines sont étendus rapidement à toute la Scandinavie, alors que d'autres hebdomadaires du nom de Donald Duck apparaissent en Finlande ou aux Pays-Bas.

Les années 1950

Les années 1950 marquent la fin de la série de courts métrages de Donald Duck.

En 1953 dans le film Les Cacahuètes de Donald, Donald trouve un de ses rares alliés dans la guerre qui l'oppose à Tic et Tac en Dolorès un éléphant de zoo, où Donald travaille comme gardien[37].

En 1953 Romano Scarpa commence à Mondadori, c'est la personne qui se révèle la plus influente des séries Disney. Sa version de Donald a ses racines chez Barks, mais son action sur cinq décennies voit aussi la création de personnages bien à lui. Le personnage le plus connu est Brigitte McBridge, une cane éperdument amoureuse de Picsou. Barks à lui-même commenté Brigitte, et exprima son intérêt positif à son sujet[38].

La vie de Donald se poursuit alors en particulier avec la bande dessinée, avant la création de séries télévisées et des jeux vidéo dans les décennies suivantes.

Cependant en 1959, Donald apparaît dans son premier moyen-métrage Donald au pays des mathémagiques. Donald tient dans ce film un rôle qui sera dévolu à partir de 1969, à un nouveau membre de sa famille, un oncle (très) éloigné, le professeur Donald Dingue. Ce moyen-métrage est la première tentative télévisuelle de Donald[36].

Les années 1960

En 1961, le dernier court métrage d'animation avec Donald Duck, The Litterbug sort au cinéma[39].

Coté bande dessinée, les années 1960 sont marquées par une augmentation du nombre de créateurs de séries. C'est en particulier au sein de la maison d'édition danoise Egmont et des séries italiennes que Donald évolue.

La maison d'édition Egmont (dont le siège est à Copenhague) commence à exploiter la licence des séries Disney dès 1948 mais c'est à partir des années 1960, suite à l'achat de l'éditeur Aschehoug, spécialisé dans les livres que les publications se font plus nombreuses. Durant les années 1970, les séries d'Egmont représentent l'écrasante majorité des productions de l'univers des canards de Disney. Le Donald présenté dans ces séries peut se caractériser ainsi :

Donald habite avec ses neveux au 111, rue des pommes du paradis à Donaldville. Il a pour voiture le modèle 1934 de marque la Scrutto, avec une plaque d'immatriculation portant le numéro 313. Il travaille irrégulièrement dans une fabrique de margarine à Donaldville. Picsou oblige fréquemment Donald à travailler pour lui, ou bien à le suivre pour les chasses au trésor. Quand il travaille pour son oncle, c'est pour un salaire de misère de 30 centimes de l'heure. Il réalise pour lui des tâches sans intérêt comme par exemple nettoyer les milliards de pièces contenues dans son coffre-fort. Malheureusement pour lui, l'argent qu'il voit ne sort jamais d'où il est . Lors des chasses au trésor, les gaffes de Donald sont même au contraire un motif pour Picsou d'allonger les dettes de Donald.

D'un autre côté, l'Italie n'est pas en reste. Avec le concours du scénariste Guido Martina et du dessinateur Giovan Battista Carpi, la personnalité de Donald se trouve modifiée en particulier quand en 1969 ils créent Fantomiald (Paperinik), l'alter-ego de Donald, un super-héros masqué. Ceci donna à Donald une nouvelle dimension, désormais il peut :

  • tenter de faire quelque chose contre le comportement de Picsou qui utilise à son avantage les difficultés financières de ses neveux ;
  • utiliser l'aspect super-héros pour raviver l'amour de Daisy ;
  • contrer Gontran et l'ensemble des autres personnages qui le voyaient comme un perdant notoire. Mais tout ceci reste compliqué, car son identité doit rester secrète.

Plusieurs auteurs ont ensuite critiqué cette nouvelle facette de Donald, car l'intrusion du super-héros a énormément modifié la personnalité de Donald.

Les années 1970

Les années 1970 voient l'essor du Donald moderne, avec par exemple le Donald au look «techno» adopté par Giorgio Cavazzano et qui a été repris par de nombreux auteurs. On peut aussi noter la naissance de Pulcinella, l'amoureuse de Donald qui est l'une des créations les plus célèbres de la production Disney italienne[40]. D'autre part, dans les pays scandinaves, on commence à prendre la mesure de Barks (fanzines) et ses histoires sont rééditées en grand nombre, alors que Daan Jippes et Fred Milton s'en emparent pour dessiner des histoires sur ce modèle. Au Danemark, c'est le Chilien Vicar qui fait partie des plus grands maîtres de Donald, et des auteurs anglais (comme Paul Halas) qui reviennent aux «fondamentaux» de Barks.

En 1970, la république de Saint-Marin émets une série timbres en l'honneur de Donald [19]. D'autres pays le feront plus tard comme le Bhoutan en 1984 puis les Maldives et Grenade [19].

En 1979 Disneyland Records édite Mickey Mouse Disco, un album de musique comprenant des versions disco des classiques musicaux de Disney, et dont la promotion est assurée par une compilation de courts-métrages d'animation, sorti le 25 juin 1980[41].

Les années 1980

Dans les années 1980, Vicar et l'Argentin Daniel Branca, au trait énergique, produisent toujours sur le modèle de Barks, des histoires de Donald comptées parmi les meilleures, qui mettent l'accent sur la vie de l'ensemble des jours du canard, alors que les auteurs italiens sont plus axés sur les grandes aventures et abordent des thèmes de science-fiction et des reprises des grands classiques (avec Massimo De Vita, fils de Pier Lorenzo).

En 1983, Donald réapparaît au cinéma dans Le Noël de Mickey où il joue le rôle du neveu d'Ebenezer Scrooge dans cette adaptation d'Un chant de Noël de Charles Dickens. Mais il ne développe pas dans ce film son tempérament ce qui fait dire à John Grant que cette apparition est à la fois «agréable et décevante»[42].

Les années 1980 marquent aussi un regain d'intérêt pour l'univers des canards de Disney, mais aussi la naissance d'une nouvelle «école» pour les canards, l'école française, en plus de l'américaine, de l'italienne et de la scandinave.

Les premières histoires de Donald made in France sont publiées en 1982. La première est Le Papillon qui venait du froid [43] dessinée par Claude Marin et rédigée par Louis Cance et Patrice Valli.

L'intérêt pour Donald est en partie ravivé grâce à l'anniversaire de ses 50 ans en 1984 qui coïncide avec l'arrivée d'une nouvelle direction à la tête de la société Disney, menée par Michæl Eisner. À cette occasion, un avion appelé Duck One sillonne les États-Unis avec à son bord Clarence Nash, la voix du canard[44].

L'année 1984 marque aussi le premier jeu vidéo produit par Walt Disney Educational Productions avec Donald, Donald Duck's Playground. De nombreux titres de jeu vidéo seront édités essentiellement au début des années 1990 puis à partir de 2000.

L'année 1985 est marquée par la mort de Clarence Nash[13], Tony Anselmo a ensuite repris la voix de Donald Duck[45].

Le 21 mai 1986, le Français Claude Marin dessine le personnage sous l'apparence d'un bébé dans la série Bébés Disney dont la publication a débuté dans le numéro 1769 du Journal de Mickey[46].

En 1987, paraît la série La Bande à Picsou où Donald apparaît particulièrement rarement. Il est un oncle absent à cause de son travail de matelot dans l'armée. Le reste des histoires se concentre en particulier sur les personnages de Picsou, de Riri, Fifi et Loulou et de nouveaux personnages. Elles poursuivent le principe lancé par Barks des chasses aux trésors.

En 1988, Donald apparaît dans le long métrage Qui veut la peau de Roger Rabbit où il fait un numéro de piano avec et contre Daffy Duck, et pour le plus grand plaisir des spectateurs, il explose de colère[42].

Les années 1990 et 2000

En 1990, Donald apparait dans le film Le Prince et le Pauvre comme le simple valet de Mickey[42]

Dans les années 1990, les histoires hollandaises ont un grand succès (surtout Ben Verhagen, Mau Heymans, Kirsten de Graaf). Ces auteurs reprennent le style de Barks des années 1948-1952. À mentionner aussi Tito Faraci en Italie et Francesco Guerrini.

Vers le milieu des années 1990, le personnage de Fantomiald, créé en Italie en 1969, est relancé et modernisé dans une publication mensuelle italienne appelée PKNA - Paperinik New Adventures, proche du format des comics de super-héros. Dans ce mensuel, Donald Duck reprend une vie de super-héros assez proche de celle de Fantomiald mais le monde qui l'entoure et son comportement sont plus actuels. Cette série commence le 14 mars 1996 par Evroniani[47] Dans la version originale, il conserve son pseudonyme de Paperinik mais comme des incohérences apparaissent et aussi pour conserver le symbole PK, le personnage est appelé dans certains pays Powerduck. Cependant Donald est rarement mentionné dans cette version.

La fin des années 1990 offre à Donald un rôle comparable à celui de Mickey dans Fantasia (1940). Il joue le rôle de l'assistant de Noé lors du remplissage de l'Arche dans la séquence Pomp and Circumstance de Fantasia 2000.

Dans les années 2000, Lars Jensen, Flemming Andersen et Casty sont les auteurs les plus renommés[48].

En 2001, PKNA est remplacée par une nouvelle version appelée PK² ou Duclair en anglais[49], publiée de février 2001 à août 2002.

En août 2002, la série PK² est remplacée par PK en Italie (ou PK - Pikappa) aussi appelée Powerduck en France (code PK3). La première histoire est Superhéros par hasard [50]L'environnement à toujours changé comparé à la version précédente. Donaldville est particulièrement différente, l'aspect du héros reste proche mais sa personnalité change comme son arsenal d'«outils/gadgets». À l'instar des premières versions, l'origine du personnage est racontée dans certains épisodes mais n'a rien à voir avec les précédentes. C'est cette version qui a été adaptée en jeux vidéo sous le nom Donald Duck : Qui est PK ? (2002).

Les deux décennies 1990 et 2000 sont en particulier marquées par l'informatique, d'un côté avec les nombreux jeux vidéo mettant en scène le Donald colérique et celui simple acolyte de Mickey et de l'autre les images de synthèse avec la série La Maison de Mickey montrant Donald en 3D. Dans cette série le personnage est graphiquement bien plus lissé qu'en bande dessinée. Ses plumes sont ainsi presque non apparentes mais son caractère et son problème d'élocution sont intacts malgré la jeune audience visée par la série.

Filmographie

Donald Duck est apparu dans les 128 courts métrages de la série Donald Duck produite entre 1934 et 1961[51] mais aussi bon nombre de Mickey Mouse. Donald apparait aussi dans la série Donald et Dingo.
Rien qu'avec sa propre série, il dépasse les 119 films de Mickey, produits eux entre 1928 et 1953.

Donald est aussi à l'affiche de quelques longs et moyens métrages.

Icône de détail Articles détaillés : Filmographie de Donald Duck et Série Donald Duck.

La filmographie comprend 15 désignations aux Oscars dont une nomination pour Der Fuehrer's Face[42] :

Bandes dessinées

Depuis 1934, Donald Duck est apparu dans plusieurs dizaines de milliers d'histoires ou de gags. Le site INDUCKS recense en 2008 selon les pays et les producteurs [52] :

Histoires remarquables

Séries télévisées

Jeux vidéo

Donald apparaît dans les jeux vidéo suivants :

Produits dérivés

Comme la majorité des personnages vedettes de Disney, Donald a vu apparaître aux cours des décennies de nombreux produits dérivés. Cependant, il reste dans ce domaine un personnage secondaire. Il est fréquemment associé au groupe Mickey-Minnie-Dingo par exemple dans les produits destinés aux bébés (gamme Disney Baby), aux objets de cuisine, à l'alimentaire (gamme Disney Garden).

La société américaine General Beverage a produit entre 1952 et 1955 un Donald Duck Cola[53], [54].

À l'inverse de Mickey ou de Winnie l'ourson, qui possèdent chacun certaines gammes transversales qui leur sont dédiées, Donald Duck reste en marge des produits dérivés, plus précisément en position de rôle secondaire.

Parcs à thème

En 1998, le parc Tokyo Disneyland a fêté l'anniversaire de Donald Duck en lançant un ensemble de manifestations appelée Donald's Wacky Kingdom comprenant plusieurs spectacles.

Donald est aussi présent dans plusieurs attractions des parcs Disney :

Apparence et caractéristiques

Aspect graphique

Donald est un canard anthropomorphique mais il reste plus proche du canard que d'autres personnages tels que la souris Mickey Mouse ou le chien Dingo[56].

Une posture typique de Donald est celle de la pose de combat, qu'il adopte dès 1934 dans Le Gala des orphelins pour tenter de rosser les chenapans qui l'exaspèrent. Cette posture montre la flexibilité du corps du canard, tel que pouvait l'avoir Mickey dans ses premières années mais que Donald conserve et donne aussi à ces ascendants-descendants. Donald, et les autres canards de Disney, peuvent adopter des postures vraiment fantastiques, à tel point que Walt Disney déclare qu'ils ont «une plasticité plus !»[56]. Jack Hannah ajoute que cette plasticité physique n'a d'égal que celle de caractère autorise Donald de passer de «l'abattement du condamné au sourire du diable»[56].

Son physique évolue aussi en 1936 entre Mickey's Grand Opera et Le Déménagement de Mickey :

  • ses orteils ont été raccourcis ;
  • ses genoux cagneux ont disparus au profit de «tubes lisses et malléables» comme la majorité des autres personnages de Disney de l'époque ;
  • ses doigts de plumes au bout de ses ailes sont devenus des mains presque humaines à quatre doigts.

Il possède depuis ses débuts une tenue de marin qui évolua peu, elle s'est raccourcie vers 1936 comme le béret associé. Cependant, certains détails n'ont pas changé comme l'absence de pantalon sauf dans quelques rares scènes de baignades où il porte un maillot intégral.

Mais l'aspect essentiel de Donald est la particulièrement forte interaction de son aspect graphique avec ses expressions. Flora O'Brien déclare que l'âme de Donald et son corps ne font qu'un[57]. Le visage de Donald est déjà particulièrement expressif avec ses grands yeux surmontés de sourcils particulièrement mobiles, fréquemment soulignés par des mèches sur sa tête. Mais chaque élément de sa tenue et de son corps réagit selon la situation et accroît la signification. Ainsi le ruban de son béret tombe sur le nez dans un moment de contrariété ou le béret s'envole dans un moment de surprise, alors que sa veste s'enroule quelquefois sous le coup de la colère, sa queue devenant même une main pour différentes actions.

John Grant[58] fait un parallèle entre l'évolution de Mickey Mouse vue selon une optique anthropologique par le naturaliste Stephen Jay Gould dans un essai publié en mai 1979[59] et celle de Donald. Les deux ayant pour lui rajeunit de la même façon, juste légèrement moins pour Donald. Voici ce que disait Gould :

Les transformations de Mickey à travers le temps ont eu un effet général de le rendre plus jeune. En même temps que le visage de Mickey se faisait moins espiègle et «plus juvénile. La taille de son crâne a augmenté, mais aussi la taille de sa tête comparé au reste du corps... ses jambes se sont raccourcies mais épaissies, ses yeux se sont assez énormément agrandis. Tous ces développements sont des signes d'augmentation de la jeunesse.»

On peut cependant noter la naissance depuis l'été 2006, d'une gamme de produits appelée Disney Cuties présentant Donald Duck sous un aspect cute, style graphique inspiré par le manga, et surtout les personnages d'Hello Kitty et Pucca.

Le caractère

Donald Duck possède plusieurs traits de caractère spécifiques :

  • colérique et grincheux entre les années 1930 et les années 1950, il s'assagit progressivement (sans perdre son côté râleur) avec l'entrée des neveux chez les Castors Juniors et grâce à l'avarice et le côté bougon de l'oncle Picsou ;
  • il est malmené par une formidable malchance. La chance éhontée de l'oisif et suffisant cousin Gontran Bonheur l'enrage d'autant plus ;
  • les auteurs de la fin du XXe siècle, comme Don Rosa, ont ajouté à ce portrait un aspect d'amour paternel qui lie Donald à ses trois neveux et qui efface l'autoritarisme parental des premières années de cohabitation entre eux.

Les traits de Donald sont dus au département des scénari des studios Disney qui n'accorda que des catastrophes au personnage de Donald afin d'être en correction avec son caractère[60]. Le caractère de Donald selon Jack Hannah est tout ce que l'être humain peut avoir comme sentiment : «mignon, malicieux, chaleureux, froid et ce à n'importe quel moment». La liste des adjectifs pour le qualifier pourrait être sans fin mais pour n'en retenir que quelques uns :

Crédule, rêveur, persévérant, déterminé voir obstiné, héroïque mais pas téméraire, grincheux, angoissé, fier, égocentrique, hystérique et en particulier colérique.

Jack Hannah, cité par John Grant, indique qu'à l'époque des débuts de Donald[19], «il était déjà complexe de trouver des histoires pour Mickey... vous ne pouviez pas trop le bousculer. Et Dingo, vous ne pouviez pas bousculer le simple d'esprit... Donald était particulièrement versatile à utiliser... Donald pouvait être n'importe quoi.»

Son caractère a évolué en particulier à partir de 1937, comme Mickey Mouse, Donald était un personnage affecté par la dépression. Il avait ainsi exercé de nombreux emplois, et son tempérament l'a en quelque sorte aidé à s'en sortir. Avec l'année 1937, il reprend légèrement de calme, il s'installe dans une maison[61]. En 1938, il prend des cours de self control dans le film précisément intitulé Le Sang-froid de Donald (Self Control en anglais). C'est une première étape avant son rôle d'ange gardien dans L'Ange gardien de Donald et l'apparition de son côté paternaliste pour Riri, Fifi et Loulou dans Les Neveux de Donald, tous deux aussi de 1938.

Cet ensemble de traits est pour John Grant la raison de son succès et son abondante carrière[10]. Mais cela l'a aussi alimenté. Il est ainsi selon lui plus apprécié par les adultes que par les jeunes qui ne retrouvent pas en lui la force du héros, à cause du mauvais caractère[10]. La conséquence est que Donald est particulièrement populaire en bandes dessinées, un support lu... plus accessible aux adultes qu'aux enfants.

Mais à l'opposé les animateurs et scénaristes de Disney avait du mal à traiter le personnage. La limitation des histoires à une succession d'actions et des réactions colériques de Donald a limité les efforts des artistes[6]. En 1944, John Hubley indique simplement [6] : «Donald est venu avec ses caractéristiques [... ] Le résultat a été une limitation à la fois pour les auteurs, dans leurs tentatives d'élargir le contenu des histoires et pour les animateurs à rendre expressif les actions et réactions du personnage.» Bill Tytla est lui plus critique [6] : «Les canards je n'aime pas, non absolument pas. Les canards je n'ai pas la patience de travailler avec.»
John Grant émets la possibilité que graphiquement les canards de Disney sont particulièrement, trop, proches des oies au point que Donald soit plus proche de l'oie que du canard, rendant peu aisé pour les animateurs les séances d'étude sur des animaux vivants[6]. Mais cela n'a pas empêché le public d'apprécier Donald[6].

Donald montre dans Donald amoureux (1945) un trait de caractère répréhensible le rendant particulièrement humain : il «emprunte» l'argent des ses neveux dans leur tire-lire pour emmener en rendez-vous Daisy, habillée à la mode du Old South[30]. Pris de remords, autre trait humain, il remet de l'argent mais averti par le narrateur il tente de reprendre une pièce mise en trop et est pris la main dans la tire-lire par ses neveux.

Il possède un élément comparable à Pluto, une conscience double à la fois angélique et diabolique qui apparaît sous la forme de réplique miniature de lui-même en forme d'ange ou en forme de diable.

Donald Duck partage de nombreux traits communs avec le canard Daffy Duck : les traits physiques du canard, un caractère colérique, une difficulté à parler (bien que plus minime pour Daffy). Ils joueront d'ailleurs ensemble (comme Bugs Bunny et Mickey) dans Qui veut la peau de Roger Rabbit (1988).

Une importante famille

Donald est le fils d'Hortense Picsou, sœur de Balthazar Picsou ; Donald en est par conséquent le plus proche héritier avec ses neveux Riri, Fifi et Loulou. Du côté des Duck, il est le fils de Rodolphe Duck et le petit-fils de Grand-Mère Donald, paisible fermière du Calisota.

Il a une sœur, Della, connue seulement pour les deux lettres qui accompagnent l'arrivée de Riri, Fifi et Loulou chez Donald (dans un dessin animé et dans une bande dessinée). Les trois principaux cousins de Donald sont

  • Gontran Bonheur, aussi insolemment chanceux que Donald est poursuivi par la guigne,
  • Popop le cousin sympathique et impulsif, dont les passions et les lubies amènent fréquemment aux pires catastrophes,
  • Gus Glouton, un personnage secondaire réputé pour sa paresse et son insatiable appétit, qui travaille à la ferme de Grand-Mère Donald.

Durant les nombreuses histoires de voyages à travers le monde, la famille a vu apparaître de nombreux membres, qui a même tourné à de la généalogie quand qu'on regarde les histoires de Don Rosa, en particulier avec son Arbre généalogique de Donald Duck établi à partir de 1993. Cependant cet arbre n'est pas stable et de nombreux auteurs ne le suivent pas à la lettre.

Icône de détail Article détaillé : Arbre généalogique de Donald Duck.

Des animaux de compagnie

À l'inverse de Mickey avec Pluto ou Minnie avec Figaro, Donald ne semble pas avoir d'animal de compagnie attitré. Cependant en cherchant bien, on lui trouve plusieurs animaux de compagnie, essentiellement dans l'univers de la bande dessinée.

Le seul a vraiment sortir du lot et a apparaître au cinéma est le chien saint-bernard Bolivar. Donald est aussi affublé d'un chat appelé Catmembert.

Un univers complet

Autour de Donald, les auteurs ont créé de nombreux éléments inspirés par la réalité. Ainsi comme Mickey et Mickeyville, Donald habite Donaldville, une ville localisée dans l'État fictif du Calisota. Barks et Rosa situent cet État sur la côte ouest des États-Unis à des lieux différents soit au nord soit au sud de San Francisco.

Pour plus de détail voir la localisation de Donaldville

Le Donald américain et britannique

Pour John Grant (auteur écossais), le Donald américain est moins populaire auprès des enfants que Mickey à cause de son fort caractère et de la prépondérance des supports rédigés[10]. Il argue que c'est du à la conception erronée que «les dessins animés sont pour les enfants et non les adultes.» Il indique que le «public britannique est moins réfractaire car pour lui l'animation est conçu pour l'ensemble des âges»[10].

Le public américain adulte est cependant particulièrement friant des histoires de Donald, preuve en est le nombre de courts métrages, supérieurs à celui de Mickey[19].

La popularité de Donald est aussi visible dans les 15 désignations aux Oscars dont une nomination pour Der Fuehrer's Face[42].

Pour Ariel Dorfman et Armand Mattelart, Donald Duck et les histoires associées aux canards de Disney permettent de retrouver l'«idéologie impérialiste des États-Unis» et consacrent un ouvrage à l'étude des publications Disney américaines republiées en Amérique latine[62]

Le Donald français

En France, le personnage de Donald Duck est particulièrement populaire comme dans de nombreux pays. Cependant, il est et reste principalement un personnage secondaire, légèrement éclipsé derrière Mickey Mouse ou l'oncle Picsou.

En France, comme aux États-Unis, le personnage Donald est essentiellement présent dans le domaine de l'animation, des bandes dessinées et des produits dérivés. Comparons ces différents domaines.

Dans l'animation, Donald est visible grâce aux rediffusions des dessins animés de sa propre série, de la série Mickey Mouse, et par les épisodes des séries La bande à Picsou, Disney's tous en boîte et La Maison de Mickey. En dehors de sa propre série de dessins animées peu diffusées régulièrement, Donald est soit en position de second rôle soit rarement présent.

Dans le domaine littéraire c'est en particulier par les bandes dessinées que Donald est présent. On peut noter la publication entre le 23 mars 1947 et le 22 mars 1953, d'un hebdomadaire appelé Hardi présente Donald (fréquemment abrégé Donald) consacré au canard[63]. Cette publication s'arrêta au bout de 313 parutions. L'univers des canards est quand même repris en 1972 par Picsou Magazine. La présence de ce titre nommé selon le personnage de Picsou (à l'image de l'Uncle Scrooge américain) montre visiblement que l'oncle de Donald est plus vendeur que celui du brave neveu. Sa présence est en particulier due à l'importance des productions européennes proches de la France comme l'Italie et les pays scandinaves.

Concernant les produits dérivés autour de Donald, on retrouve fréquemment le canard dans des gammes de produits associées à l'univers de Mickey Mouse soit comme troisième[64] ou quatrième membre[65] de la «bande à Mickey». Ces gammes se composent principalement de produits de la maison : meubles, accessoires de cuisine, vêtements. Il faut cependant rappeler que le second personnage le plus apprécié de Disney, derrière la mascotte Mickey, est Winnie l'ourson, dont les gammes de produits sont particulièrement nombreuses.

On peut par conséquent remarquer que Donald est fréquemment présent dans l'univers Disney français et se place dans le peloton de tête des personnages de la société mais il est caractérisé par une place de second, certainement dû à son caractère. Cependant dans certains pays la popularité de Donald identique, comme c'est le cas en Italie, ou alors dépasse celle de Mickey, par exemple dans les pays scandinaves tels que la Suède.

Le Donald italien

En Italie, la présence de Donald remonte à particulièrement loin, ainsi Federico Pedrocchi dessine les séries de Donald dès 1940. L'importance de Donald est en particulier marquée par une abondante production d'histoires centrées sur les canards de Disney. Cependant, Mondadori continue à produire énormément de séries Disney. Les Italiens entendent quand même marquer les séries de leur empreinte, tout en gardant la qualité supérieure du travail de Barks. Ces séries changent des danoises et des américaines en ce sens où elles sont produites en format de poche : au lieu des 10-15 pages par série, les séries italiennes sont à peu près de 30 pages.

Un point qui a été régulièrement soulevé au sujet des séries italiennes est qu'il est le grand rival de Picsou. Carl Barks a créé deux concurrents : Archibald Gripsou, qui apparaît trois fois ; et Crésus Flairsou, qui est vu une fois. Mais aucun de ces personnages n'est reprit par les créateurs américains. Les créateurs danois reprennent Gripsou, les Italiens eux, Flairsou. Étant donné que les séries danoises sont les plus publiées, Gripsou est ensuite reconnu par les lecteurs comme LE personnage antagoniste de Picsou, alors que Flairsou est plus reconnu comme une création italo-italienne.

Donald, un personnage particulièrement populaire en Suède

En Suède, Donald fait ses débuts en bande dessinée en 1935 dans le magazine Hemmets veckotidning[66]. C'est ce journal qui publie aussi les strips de Mickey dans son édition du dimanche[67]. Plus tard cette même année, Donald est publié dans le journal de Stockholm, Stockholms Dagblads, toujours dans les séries d'aventures quotidiennes de Mickey[68].

En 1936, Den kloka lilla hönan, la version danoise de la petite poule avisée est publiée dans Svenska Journalen[69].

En 1937 le premier numéro du Journal de Mickey est à son tour publié, dans ce journal Donald est dès le départ, un personnage récurrent. Le Journal de Mickey est un élément remarquable, premièrement par le fait d'être historiquement le premier journal de bande dessiné en Suède, deuxièmement pour publier jusqu'à désormais des séries Disney produites en Suède.

La même année 1937, le livre d'images Musses små kusiner (Les petits cousins de Mickey) est publié. Dans cette histoire, Donald a pour mission de s'occuper des neveux de Mickey (appelés alors «cousins de Mickey»). À noter que Donald reçoit ici le nom d'Oncle Magnus. La suite est que le nom suédois complet de Donald se transforme en Karl Magnus Anka. C'est sous ce nom qu'il est présenté dans l'arbre généalogique de Don Rosa. C'est aussi comme cela qu'il est appelé dans la série L'enfance de Donald (Kalle Ankas barndom), publiée dans Kalle Anka & C :o et les Kalle Ankas Pocket depuis 2000.

Les histoires quotidiennes de Donald commencent dans l'édition du 7 avril 1938 du journal Aftonbladet[70]. La publication de ces histoires se poursuit jusqu'en 1977.

La page du dimanche est publiée dans le journal hebdomadaire Vårt Hem, soit «Notre Maison», à partir du numéro 14 de 1940[71]. Dans l'article qui lance Donald, ce dernier est appelé Karl Anka («Canard Karl»).

Il faut attendre 1941 pour voir une publication contenir le nom Kalle : Le livre de noël de Donald Duck («julhäftet Kalle Anka»), histoire qui est aujourd'hui publiée en fin de chaque année. Cependant il est nommé Kalle Anka dans les séries suivantes (où «Kalle» est apparemment pensé comme un surnom).

En septembre 1948, le premier numéro de Kalle Anka & C :o sort, cette série est toujours publiée aujourd'hui.

Les histoires de Donald sont aujourd'hui publiées dans cinq publications suédoises régulières, en dehors des journaux et des ouvrages, qui proposent aussi des histoires. Ces publications sont :

  • Kalle Anka & C :o - C'est principale publication de bande dessinée en Suède, publiée depuis 1948. Elle propose les séries développées par Egmont, mais également des histoires allemandes, françaises et des américaines plus anciennes.
  • Kalle Ankas Pocket - cette publication débuta de manière sporadique en 1968, et s'est progressivement développée. Actuellement, 13 numéros sont publiés par an. Elle était spécialisée dans la reproduction de séries italiennes mais utilise aujourd'hui autant des séries d'Egmont que quelquefois des séries rédigées au Brésil. Depuis 1997, une version spéciale double est publiée mais aussi depuis 2005, une version de poche appelée Donald Duck's Minipocket.
  • Stål-Kalle - C'est un mensuel publié depuis 1997 proposé des histoires de Donald Duck dans un style inspiré de Marvel ayant des origines italiennes.
  • Musse Pigg & C :o - appelée à l'origine Walt Disney's series, cette publication avant 1980 avec l'introduction des histoires de Donald Duck. Depuis 1999, elle comprend essentiellement des rééditions de Kalle Anka & C :o et des histoires françaises.
  • Oppfinnar-Jockes kluriga magasin - journal publiant depuis 1982 des petites histoires.

Un univers influencé par quelques auteurs d'exceptions

L'univers de Donald et des canards de Disney a été fortement influencé par quelques auteurs, voici les quatre plus importants.

L'influence d'Al Taliaferro et Bob Karp

Les strips quotidiens consacrés à Donald furent publiés à partir du 2 février 1938, alors que la page dominicale débuta le 10 décembre 1939. Ces publications étaient l'œuvre d'Al Taliaferro, le dessinateur et de Bob Karp, le scénariste. Comme il l'avait toujours fait, Taliaferro participe aussi aux scénarios en termes d'idées. Des études suggèrent que ses idées ont transformé les histoires en de véritables classiques. Taliaferro travailla sur les séries de Donald jusqu'à sa mort le 3 février 1969. Son dernier comic-strip quotidien fut publié le 10 octobre 1968 et sa dernière page du dimanche le 16 février 1969.

Durant cette période, plusieurs personnages secondaires ont été créés. Même si Taliaferro n'a pas découvert la majorité des personnages mentionnés ci-dessus, il est quand même celui qui développa leur personnalité. Il a posé les fondements pour rendre envisageable le développement des personnages sous l'ère de Carl Barks et ses suivants :

Taliaferro est quand même responsable de l'introduction de la voiture rouge de Donald avec 313 comme plaque d'immatriculation. Cet engin, tombant toujours en rade, est l'objet source largement de sketchs et d'humour.

La première chasse aux trésors

La première aventure de Donald dans les journaux à séries aux États-Unis s'intitule Le trésor du Capitaine Morgan (Donald Duck Finds Pirate Gold) et est publié en octobre 1942. L'action avait au départ été suggérée par Harry Reeves et Homer Brightman pour un court métrage qui n'a pas vu le jour. Les notes ont été données à Bob Karp qui les utilisa pour concevoir le script de cette histoire. À son tour, il confia le scénario à Carl Barks et les dessins à Jack Hannah. Ils créèrent avec ce scénario une histoire de 64 pages. L'histoire est la suivante :

Donald, avec ses neveux, part à la chasse au trésor d'Henry Morgan. Selon le manuscrit, il doit dessiner un port et un bateau à voile.

Barks, dont c'est l'un de ses premiers travaux, montre un esprit du détail dans le dessin. Afin d'avoir une meilleure apparence graphique, Barks décida de prendre le magazine National Geographic comme référence.

Cette histoire a été importante tant pour Carl Barks, qui signe ici sa première série, que pour Donald, qui inaugure un aspect de sa personnalité, celle de chasseur de trésor. Il rejoint ainsi les autres personnages de Disney au rôle récurrent, presque leurs métiers comme le détective Mickey, ou Dingo, le démonstrateur[72].

Les premières années de Barks

Barks abandonne rapidement son poste d'animateur, essentiellement sur des courts métrages, au sein des studios de Disney pour travailler chez Western Publishing, société qui a obtenu les droits de production de bandes dessinées avec les personnages Disney.

Il est payé 12, 50 dollars américains la page[73]. Au départ, l'entreprise l'a engagé pour illustrer un manuscrit, dont les instructions étaient : «voilà une histoire de Donald sur 10 pages. J'espère que tu apprécieras. À toi de l'illustrer. Si tu penses pouvoir l'perfectionner, ou si quelque chose ne colle pas à la personnalité de Donald, à toi de le modifier».

Étant donné que Barks voulait faire ses propres manuscrits, il change allègrement le script reçu. Le résultat ne contient alors plus grand chose de l'original. La nouvelle histoire se nomme The Victory Garden et elle est publiée pour la première fois en avril 1943. Par conséquent, Barks est autorisé à écrire ainsi qu'à dessiner ses propres histoires, et non des scénarii déjà rédigés.

Le rythme de production annuel de Barks arrive à sa vitesse de croisière à la fin des années 1940 : Il rédigé alors huit histoires de 10 pages par mois qui sont publiées dans Walt Disney's Comics and Stories, ainsi qu'une histoire plus longue publiée dans le magazine américain de Donald, au rythme de publication lui plus sporadiquement. La première longue série pour laquelle Barks rédigé le scénario, est intitulé The mummy's ring, c'est une histoire de 28 pages.

Les histoires courtes portent essentiellement sur la vie de l'ensemble des jours de Donald et sont axées sur le comique. Les histoires plus longues sont elles plus dramatiques et sombres, Donald et ses neveux s'y trouvent confrontés à des situations fréquemment dangereuses.

Dans les deux cas, Donald se révèle avoir une personnalité multi-facettes, chacune étant mise en avant selon la situation. Barks dit plus tard : «il était quelquefois vilain, quelquefois adorable, mais il était toujours gauche, tout comme un être normal». Un autre signe réaliste des histoires de Barks est que Donald pouvait sortir comme vainqueur ou perdant. Fréquemment même, ses victoires étaient plutôt «creuses».

Ses neveux ont aussi cet aspect multi-facettes. Quelquefois, et au grand dam de Donald, ils agissent comme des petits malfrats. Quelquefois, ils se mettent dans le pétrin et Donald doit les sauver. D'autre fois, ils s'avèrent sages et inventifs, et aident même leur oncle dans des situations sensibles. Quelquefois même, ils montrent de la sensibilité, de la compréhension, ainsi qu'un courage plus marqué que Donald.

Le premier personnage créé par Barks

Le premier personnage créé par Barks est Lagrogne (Neighbor Jones), le voisin de Donald Duck. Ce personnage apparaît en premier lieu comme un simple nom dans l'histoire Le B. A. -BA des B. A. , rédigée le 24 février 1943 et publiée en juillet 1943[74]. Donald aime bien embêter ce voisin, cependant d'une façon plus taquine que vile.

En novembre 1943, Lagrogne intervient comme un personnage à part entière dans Chers voisins, rédigée le 22 juin 1943. [75]. Dans cette histoire, Donald et Lagrogne ont enterré la hache de guerre, mais interprètent mal une série de comportements maladroits qu'ils ont l'un envers l'autre ce qui débouche sur la reprise des hostilités. Ils en arrivent à quasiment détruire la maison de l'autre. Les neveux, qui en ont assez, le répètent aux propriétaires respectifs. Ils doivent alors chercher d'autres habitations. Au final, ils se rendent compte qu'ils sont de nouveaux voisins... Bien entendu, la guerre de voisinage continue. La situation avec Lagrogne, qui semble toujours de mauvais poil, et Donald, qui semble toujours parvenir à l'énerver, est la source de nombreuses histoires, fréquemment longues de plus de dix pages.

L'introduction de Picsou et Gontran

Le personnage suivant produit par Barks est Balthazar Picsou, ou bien Oncle Picsou, qui est le frère de la mère de Donald. Sa première apparition est dans Noël sur le mont Ours, publié en décembre 1947. Gontran apparaît sitôt après et ce, dans l'histoire Un pari ridicule, du 1er janvier 1948[76].

À cette date, aucun de ces deux personnages n'ont toujours leur personnalité caractéristique. À cette époque, Picsou a une barbe, de petites lunettes. Il est un vieillard assez riche qui utilise sa canne comme appui. Il vit seul dans une grande propriété — une situation qui semble influencée par le film Citizen Kane (1941) d'Orson Welles. Il invite ses neveux à la montagne et passe son temps à les effrayer, ce qui était à cette époque sa façon de s'amuser.

Gontran est , lui, présenté comme un cousin arrogant prétendant avoir un droit sur la maison de Donald. En effet, il est dit que Gontran avait réussi à faire un pari avec Donald : soit Donald se baigne dans un lac pour Noël, soit Gontran reçoit en gage la maison de Donald. En ce temps-là, il n'était pas toujours nommé «le canard le plus chanceux du monde». Daisy, qui aide Donald à garder sa maison, ne semble pas toujours avoir d'intérêts sentimentaux pour Gontran — leur triangle amoureux sera mis en scène plus tard.

Les années passent et voient Gontran et Picsou apparaître d'une manière régulière. On voit Gontran défier son cousin Donald dans toute sorte de coups. Sa chance invraiidentique[77] apparaît dans Donald dans les mers du sud (1949) [78]. Cette histoire voit aussi pour la première fois concourir ces personnages pour savoir qui serait le favori de Picsou, et par conséquent être éligible à l'héritage. Gontran est aussi le rival de Donald pour Daisy. Ce triangle amoureux a été longtemps l'inspiration des scénaristes.

Le développement de Gontran jusqu'à son personnage actuel prend à peu près une année. Picsou, quant à lui, prend bien plus longtemps. Au départ, Barks ne pense pas utiliser Picsou plus d'une fois. Cependant, il change rapidement d'avis. Picsou apparaît alors comme deuxième personnage phare avec Donald. En 1952, il est si populaire aux États-Unis qu'une publication propre lui est consacrée, le magazine Uncle Scrooge. À partir de ce moment-là, Picsou est la star de Barks dans les histoires longues, et Donald obtient un rôle moindre. Cependant, Donald reste le personnage phare dans les histoires de dix pages.

L'influence de Don Rosa

Don Rosa lors d'une séance de dédicace en 1999 en Finlande

Un auteur contemporain de Donald se distingue de tous : Don Rosa. Il est même nommé «l'héritier de Carl Barks». Il a non seulement à cœur de converser l'héritage de Donald, trait de caractère qui peut se mesurer à celui de Barks, mais il a aussi le désir de coller à ce qu'a fait Barks. Cela se voit dans la pratique, où énormément de ses créations sont les suites directes des aventures les plus célèbres créées par Barks.

Néanmoins, Rosa se concentre en priorité sur le personnage de Picsou. Entre autres, il rédigé dans les années 1990 la série de 12 épisodes La Jeunesse de Picsou, qui retrace l'histoire de Picsou grâce aux éléments distillés dans ces histoires par Barks. Dans la même période, Rosa compile l'arbre généalogique de Donald Duck.

Don Rosa est particulièrement populaire au sein des lecteurs pour ses dessins fréquemment riches et détaillés. Ses séries, réels objets de collection, sortent avec des titres en majuscules, élément qui était alors uniquement utilisé pour les séries de Barks.

Les séries de Rosa ne sont néanmoins pas appréciées de tous. Certains lui reprochent de casser le charme des histoires en prenant à la lettre chaque détail des bandes dessinées de Barks (à la différence de Barks qui n'a jamais cherché à construire un modèle cohérent). Certains signes montrent que Barks n'était pas forcément en accord avec les choix de Don Rosa. Il déclare surtout que Vicar (Victor José Arriagada Ríos) est son dessinateur préféré tandis qu'il choisit William Van Horn en 1994 pour dessiner sa dernière histoire. Cependant, Barks était à l'époque sous l'influence des manageurs Bill et Katy Grandey dont les méthodes ont été fortement critiquées[79].

Anecdotes

  • Donald a son étoile sur le Walk of Fame à Hollywood, et a laissé ses empreintes de pas dans le ciment du Grauman's Chinese Theatre.
  • Son numéro de plaque d'immatriculation est 313.
  • Donald est involontairement à l'origine d'une énigme assez connue : Pourquoi Donald met une serviette autour de sa taille en sortant de la douche, tandis qu'généralement il ne met jamais de pantalon ou autre ?
  • Le personnage de Donald a été beaucoup utilisé comme insigne pour les troupes américaines durant la Deuxième Guerre mondiale.
  • L'effet Donald Duck est le nom donné à tort au fait de parler avec une voix déformée par l'hélium[80].

Noms à l'étranger

Donald Duck est le nom du personnage en anglais, en allemand, en norvégien, en français et en néerlandais. Il existe cependant d'autres formes selon les pays et les langues :

  • Arabe : ???? (Batout)
  • Danois : Anders And
  • Espéranto : Donaldo Anaso
  • Finnois : Aku Ankka
  • Italien : Paperino
  • Portugais : Pato Donald
  • Suédois : Kalle Anka (Anka veut dire Canard alors que Kall veut dire froid. )

Bibliographie

Sources

  • (sv) Cet article est partiellement ou en totalité issu d'une traduction de l'article de Wikipédia en suédois intitulé «Kalle Anka».

Liens et documents externes

Notes et références

  1. abc (en) Flora O'Brien, Walt Disney's Donald Duck : 50 years of happy frustation p. 14
  2. (en) The encyclopedia of Disney animated shorts - The wise little hen
  3. (en) Comics Quotes & Facts from EUROPE (WEST & EAST)
  4. ab Base I. N. D. U. C. K. S : U MMA 3B34 Mickey's'Hoozoo'Witswitch, And Wotswot
  5. (en) Dave Smith, Disney A to Z : The Updated Official Encyclopedia p 10
  6. abcdefghij (en) John Grant, The Encyclopedia of Walt Disney's Animated Characters p 63
  7. ab (en) Flora O'Brien, Walt Disney's Donald Duck : 50 years of happy frustation p 64
  8. (en) Flora O'Brien, Walt Disney's Donald Duck : 50 years of happy frustation p 65
  9. L'historien et éditeur Disney David Gerstein note sur la Disney Comics Mailing List (mai 2000) qu'la plupart de personnages nouveaux apparaissaient à l'époque sur ces textes illustrés, seuls quelques autres obscurs personnages sont devenus récurrents, comme le fermier Gideon Goat
  10. abcdef (en) John Grant, The Encyclopedia of Walt Disney's Animated Characters p 62
  11. abcd (en) Flora O'Brien, Walt Disney's Donald Duck : 50 years of happy frustation p 11-12
  12. depuis sa mort en 1985, c'est Tony Anselmo, un animateur des studios qui a repris le rôle
  13. ab (en) Clarence Nash sur Internet Movie Database
  14. (en) Flora O'Brien, Walt Disney's Donald Duck : 50 years of happy frustation p 52
  15. ab Base I. N. D. U. C. K. S : ZS 34-09-16 The Wise Little Hen, 14 pages de 4 bandes publiées les dimanches
  16. (en) Russel Merritt & JB Kaufman, Walt Disney's Silly Symphonie p 146-147
  17. Base I. N. D. U. C. K. S : YM 026 Editor-in-grief
  18. (en) Walt Disney Treasures - Disney Comics 75 years of innovation p 3
  19. abcdef (en) John Grant, The Encyclopedia of Walt Disney's Animated Characters p 61
  20. A priori c'est une blague anglophone, toujours d'actualité. Fido est un chien. Ce sont aussi l'acronyme de Forget It, Drive On (oublie l'et roule).
  21. abcdefghijklmn (en) John Grant, The Encyclopedia of Walt Disney's Animated Characters p 64
  22. (en) John Grant, The Encyclopedia of Walt Disney's Animated Characters p 110-111
  23. (fr) Leonard Maltin, Walt Disney Treasures, Mickey Mouse Les années couleurs 1939 à nos jours
  24. pour ne pas payer en tirant ensuite le fil.
  25. ab (en) John Grant, The Encyclopedia of Walt Disney's Animated Characters p 48
  26. (en) Flora O'Brien, Walt Disney's Donald Duck : 50 years of happy frustation p 15
  27. Base I. N. D. U. C. K. S : U MMW 67 Donald and Donna
  28. Base I. N. D. U. C. K. S : I PG 1-A Paolino Paperino e il mistero di Marte
  29. (en) "Disney comics from Italy"
  30. abcde (en) John Grant, The Encyclopedia of Walt Disney's Animated Characters p 66
  31. C'est grâce à cet avis qu'on apprend le second prénom de Donald, Fauntleroy
  32. Le terme de Nutzi est un jeu de mot entre «Nut», fou, et «Nazi».
  33. abc (en) John Grant, The Encyclopedia of Walt Disney's Animated Characters p 65
  34. ab (en) The encyclopedia of Disney animated shorts - Der fuerer's face"
  35. (en) The Story Behind Der Fuehrer's Face" by Wade Sampson
  36. ab (en) John Grant, The Encyclopedia of Walt Disney's Animated Characters p 67
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  38. (se) "Brigitta MacBridge and Jubal Cock"
  39. (en) Dave Smith, Disney A to Z : The Updated Official Encyclopedia p. 329
  40. Cf. Base I. N. D. U. C. K. S : I TL 873-C, Base I. N. D. U. C. K. S : I TL 985-A, Base I. N. D. U. C. K. S : I AT 213-A
  41. (en) Dave Smith, Disney A to Z : The Updated Official Encyclopedia p. 364
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  43. Base I. N. D. U. C. K. S : F JM 81003 Le papillon qui venait du froid
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  45. (fr) "Tony Anselmo" sur Internet Movie Database
  46. Base I. N. D. U. C. K. S : Disney Babies
  47. Base I. N. D. U. C. K. S : I PKNA 0-1 Evroniani
  48. leurs histoires sont parmi les mieux notées sur le "Top 100" Inducks
  49. Base I. N. D. U. C. K. S : I PK2 1-1 Duclair
  50. Base I. N. D. U. C. K. S : I PK3 1-1 Un supererœ per caso
  51. (en) Dave Smith, Disney A to Z : The Updated Official Encyclopedia p 162
  52. Base I. N. D. U. C. K. S : Donald Duck
  53. ab (en) Dave Smith, Disney A to Z : The Updated Official Encyclopedia p 164
  54. (en) Dave Smith, Disney A to Z : The Updated Official Encyclopedia p 228
  55. (en) The Imagineers, The Magic Kingdom At Walt Disney World : An Imagineer's-Eye Tour p 84-85
  56. abc (en) Flora O'Brien, Walt Disney's Donald Duck : 50 years of happy frustation p 16
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  58. (en) John Grant, The Encyclopedia of Walt Disney's Animated Characters p. 24
  59. Mickey Mouse meets Konrad Lorenz. Natural History N° 88 (Mai 1979)  : pages 30-36
  60. (en) Flora O'Brien, Walt Disney's Donald Duck : 50 years of happy frustation p 20
  61. (en) Flora O'Brien, Walt Disney's Donald Duck : 50 years of happy frustation p 22-23
  62. (en)  Ariel Dorfman et Armand Mattelart, How to Read Donald Duck : Imperialist Ideology in the Disney Comic, Mondial General, New York, mai 1975 (réimpr.  juin 1984, 1998), 120 p. (ISBN 0-88477-003-6)
  63. Hardi présente Donald
  64. Derrière Mickey et Minnie
  65. Avec Mickey, Minnie, Dingo et Daisy en cinquième
  66. traduisible par le Journal hebdomadaire pour la maison
  67. Ce journal, fait pour l'ensemble des tâches de la maison allant du bricolage à la cuisine, a aujourd'hui 500 000 lecteurs et fut fondé en 1929. Il propose aussi des rubriques santé, mode, beauté, romans.
  68. ce journal conservateur du matin n'est plus en activité : fondé en 1824, il a fusionné en septembre 1931 avec «Stockholms-Tidningen»
  69. Journal catholique fondé en 1925 qui sort 11 fois par an. C'est le premier journal suédois qui publia des séries de Disney
  70. Fondé en 1830, et aujourd'hui l'un des deux journaux du soir dominant ce segment de marché
  71. Fondé en 1946, Vårt Hem fusionne en 1952 avec Året Runt, se positionne comme plus gros journal hebdomadaire du pays et devient ”året Runt, Vårt Hem”, puis, en 1960, ”året Runt”
  72. Dans la série des How To.
  73. (en) "Carl Barks, 1901-2000"
  74. Base I. N. D. U. C. K. S : W WDC 34-01 Good Deeds
  75. Base I. N. D. U. C. K. S : W WDC 38-02 Good Neighbors
  76. Base I. N. D. U. C. K. S : W WDC 88-02 Wintertime Wager
  77. (en) "Toonopedia - Gladstone Gander"
  78. Base I. N. D. U. C. K. S : W MOC 41-01 Race to the South Seas
  79. Les Grandey ont été condamnés par la justice américaine suite à une action en justice de Carl Barks
  80. Les expérimentations en caisson hyperbare

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